Les terres Jiloca et Gallocanta se trouvent en Aragon, celle-ci est une région avec une longue tradition historique au nord de l´Espagne. Elle limite au nord avec la France, à l'ouest avec les communautés autonomes de Navarre, La Rioja, Castille-La Manche et Castille et Leon, à l'est avec Catalogne et au sud avec Castille-La Manche et Valence. Elle est entourée par les Pyrénées centrales et les Montagnes Ibériques et traversée par l'un des fleuves les plus importants en Espagne: l'Ebre.
Aragon a trois provinces: Huesca, Saragosse et Teruel. La région dont nous parlons, à savoir celle de Jiloca-Gallocanta, occupe une partie de Saragosse et Teruel et qui correspond à la región géographique du Jiloca et Daroca. Ces deux régions ont des paysages similaires et le même contexte historique, parce que de 1248 à 1836, les deux appartenaient à la Communauté de Villages de Daroca dans la même organisation politique et administrative. La proximité des deux zones et de leur passé commun fait le caractère de son peuple, sa culture et son développement historique et économique presque identiques. En effet, à l’heure d’entreprendre un projet de recherche, culturel ou ethnologique, les deux zones doivent être analysés conjointement.
La région du Jiloca, avec une population d'environ 14.000 habitants et encadré dans le coin nord-ouest de la province de Teruel, est constitué de quarante municipalités et cinquante-sept villes. Elle a une superficie de 1.920 km2, caractérisée par une haute altitude et une nature sauvage, avec la rivière Jiloca comme l'épine dorsale. La Jiloca est une zone peu peuplée, dispersée, très ancienne et rurale, dont la principale activité économique d’aujourd´hui est l'agriculture.
لأراضي غلوكانتى وخيلوكى تراث طبيعي وفني ممتاز إضافة إلى ثقافة تقليدية ممتعة مفقودة أساسا في السنوات الأخيرة
La région peut être divisée géographiquement en deux zones distinctes: l'une le long du fleuve et l'autre les montagnes. La zone à côté de la rivière, traditionnellement plus connectée et plus ouverte à l'extérieur, se consacre principalement à l'agriculture irriguée. Elle est la zone qui a le plus grand pourcentage de la population de la région et où est concentrée la faible présence des industries (la plupart sont de caractère alimentaire) et des services. D'autre part se trouveraient les montagnes où l'activité principale sont les grains, avec une densité de population très faible.
La Région du Campo de Daroca est situé dans la province de Saragosse, au cœur de la Péninsule Ibérique, qui partage avec la région du Jiloca des paysages similaires. Il s'agit d'une zone à prédominance agricole et rural, composée de petites villes avec un petit nombre de personnes.
La région a une longue tradition historique et un riche patrimoine culturel et architectural, surtout dans sa capital, Daroca, qui donne son nom à la Région. Aussi elle a un actif significatif sur l'environnement, où se trouve Le Lagon de Gallocanta, une des plus importantes zones humides en Europe et comprise dans la Liste des zones humides d'importance internationale (RAMSAR).
Les terres du Jiloca et Gallocanta ont un riche patrimoine naturel, artistique et monumental, qui est le résultat de la présence de cultures diverses comme Celtibères, Romains, musulmans et chrétiens, ainsi que d'un folklore intéressant, qui a largement perdu ces dernières années en raison de l'émigration de sa population et de la mondialisation. |
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La province marocaine de Kenitra est situé au nord-ouest du pays dans la région Gharb-Chrada-Bani-Hsen, bordée au nord par Tanger et Tétouan, à l'est par Taza-Al Hoceima-Boulemine Taouncte et par Fès, au Sud avec Meknès Tafilalet et Rabat-Salé-Zaër Zenmour et à l'ouest par l'océan Atlantique.
للمنطقة تراث تاريخي نافع إضافة إلى ثقافة لامادية غانية جدا منقولة بوسيلة شفوية من جيل إلى أخر
La région de Gharb-Chard-Bani-Hesen se compose de communes rurales et douze communes urbaines divisés entre les deux provinces, Sidi Kacen et Kenitra. La province de Kenitra a une superficie d'environ 4.745 km2, caractérisée par un climat méditerranéen et le passage à travers leurs terres de la rivière Sebu, une des plus grandes et plus abondantes dans le pays.
La capitale provinciale est la ville du même nom, Kenitra, une des villes les plus importantes du Royaume Alaouite, situé sur la rive (orilla) droite du Sebou, à environ 12 km de son embouchure dans l'Atlantique. Fondée en 1912 à l'époque protectorat français, encore connu alors comme Port Layautey, bien que ses racines historiques remontent au Xème S., quand elle a été construite près de la ville présente une forteresse connue sous le nom de Mehiua Kasbab.
Kenitra est une région essentiellement rurale. Plus de la moitié de ses habitants vivent dans de petits villages dispersés sur leur géographie, mais ces dernières années on voit une augmentation significative de la population urbaine en raison de fortes migrations de paysans. Un pourcentage élevé de la population sont des jeunes qui ont à migrer vers d'autres régions telles que les villes voisines de Rabat, Casablanca et Meknès ou d'autres pays en quête de meilleures conditions économiques.
La principale activité économique de la zone est l'agriculture, complétée par l'élevage où la production de lait est d'une grande importance.
Avant la colonisation et aussi comme le reste de la région du Gharb, Kenitra a été habitée par des tribus arabes qui ont travaillé dans l'agriculture et le pâturage. Pendant la colonisation, des colons français et les personnes originaires d'autres parties du pays se sont également installés pour travailler sur de grandes plantations. Actuellement on cultive principalement le riz, la canne à sucre, la betterave à sucre, les céréales et les oléagineux. Pour se faire, la région a été soumise à l'assainissement de nombreux projets de drainage dans les zones inondables a côte du fleuve Sebou, et aussi des différentes politiques agricoles liées à la répartition de petites parcelles aux agriculteurs dans la région. L'industrie principale de la province est l’alimentaire.
القنيطرة
Contrairement aux autres régions, le tourisme est peu développé, donc le riche patrimoine naturel et culturel de la région, en particulier les communautés rurales les plus signalées, est une grande inconnue.
La région compte deux des plus importantes zones humides du pays: Merja Zerga à Moulay Bousselham et Sidi Boughaba à Mahdia, celle-ci incluse dans la Convention de Ramsar des zones humides d'importance internationale, en plus de nombreux autres lieux d'intérêts biologiques et écologiques. La province a également un riche patrimoine forestier, elle est constituée de forêts naturelles et de reboisement.
D'autre part, elle a également un riche patrimoine historique. La zone a été un point d'arrêt pour beaucoup de gens et peuples. Nous trouvons des preuves archéologiques et artistiques de diverses cultures dans la région: les peuples préhistoriques, les Romains et les Arabes et, bien sûr, les musulmans. Aussi la présence, depuis le XVIème S., des portugais et des espagnols, surtout à la capitale, Kenitra, qui était occupé à des moments différents par les Almohades, portugais, espagnols et français.
Nous ne pouvons pas oublier la richesse du patrimoine culturel qui a été transmis oralement de génération en génération et qui est toujours conservée dans de petits villages, mais il faut dire qu´elle est en voie de disparition en raison de la mondialisation culturelle et l'immigration de son peuple à d'autres régions et pays. Une culture qui devrait être connue, transmise et conservées. |
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